|
A cura di A. Paravicini Bagliani e B. Van den Abeele
|
LA CACCIA NEL MEDIOEVO
|
|||
|
CAPITOLO
I CAPITOLO
II CAPITOLO
III CAPITOLO
IV CAPITOLO
V CAPITOLO
VI CAPITOLO
VII CAPITOLO
VIII CAPITOLO
IX CAPITOLO
X CAPITOLO
XI CAPITOLO
XII CAPITOLO
XIII CAPITOLO
XIV
|
La chasse est un champ d’observation privilégié si l’on veut étudier le rapport historique entre homme et nature dans ses différentes implications, d’histoire sociale et culturelle. La chasse est assurément un instrument de pouvoir à l’époque carolingienne. Est-ce pour cela que la chasse provoque la suspicion de l’Eglise et incite les évêques à promulguer régulièrement des interdits? Mais la chasse peut aussi affirmer le statut d’un saint et servir ainsi la christianisation des campagnes. Les aristocrates laïcs du Moyen Age consacraient à la chasse une très large part de leur temps et de leur énergie. Pour les historiens des cours souveraines du bas Moyen Age et de la première Renaissance, la chasse constitue un problème majeur d’histoire économique et sociale et d’histoire littéraire, qu’il s’agisse de la cour de Bourgone ou de celle de Giangaleazzo Sforza. Mais comment devons-nous comprendre cette passion dévorante? | La question, longtemps débattue de la part des historiens des sociétés médiévales, suscite ici un réexamen approfondi, tant sous l’angle structural que sous celui de la culture de la noblesse. Les valeurs prêtées à la chasse sont un élément essentiel de la symbolique sociale du Moyen Age occidental, que l’on peut saisir en étudiant la dévalorisation de la chasse au sanglier, de grands textes littéraires tel Erec et Enide – le célèbre roman de Chrétien de Troyes –, les images dans les marges des manuscrits ou encore le parcours iconographique du faucon sur la main. Les traités sur la chasse n’ont pas encore livré tous leurs secrets: c’est ce que prouve l’histoire de la tradition textuelle des traités ornithologiques de l’Espagne médiévale ou encore la traduction en moyen français du De falconibus d’Albert le Grand. | ||
